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PHILIPPE Aurélie
France

La beauté est dans le regard du spectateur, mais aussi l'expression d'un regard. Comment mettre en image, en peinture, la pudeur, l’espérance, l’attente, la nostalgie, mais aussi la force, la fragilité ? C’était tout le défi.

 

La série de l’artiste Aurélie PHILIPPE exposée à la Bastide du Clos des Roses est un hymne à la beauté des expressions du visage. Elle se veut esthétique et élégante. Car un artiste d'après Aurélie doit avant tout être un esthète et son rôle est d’encapsuler, cristalliser la beauté qui l’entoure.

Cette beauté est d’abord présente dans l’humain. Cette série est aussi une ode à la féminité. La beauté réside dans la diversité des traits et des caractéristiques de l’humanité. Pour le moment, toute son attention s’est portée sur une partie du monde où l’artiste a vécu pendant un certain temps : l'Asie et en particulier la Chine. C’est là-bas qu’elle en est venue à aimer profondément la diversité, la richesse, la pluralité des cultures, mais surtout à aimer les gens, l’humanité dans ce qu’elle a de plus beau : la différence. À force de voyage et de merveilleuses rencontres avec les gens des villages reculés, Aurélie est devenue fascinée par le style ethnique qui caractérise les minorités en Asie.

Dans ces œuvres, les couleurs sont chaudes et flamboyantes, le style est élaboré avec minutie. C’est sa formation de désigner textile qui explique cette attirance pour les textures, les matières, les broderies, l’ornement ou encore la richesse des nuances colorées. Dans les costumes traditionnels d’Asie cette richesse est au rendez-vous. Cela pourrait bien être de la période baroque, avec un soupçon de romantisme. Le fond est sombre et contrasté, à la manière d'un écrin de velours, pour mettre en lumière le portrait lui-même et l’expression du visage porteur d’une émotion ou d’un attribut. C’est pourquoi les titres « l’élégance de la pudeur », « le portrait de la nostalgie » ou « la grâce de la porcelaine ».